"Une des histoires les plus touchantes de Balzac est, je crois, intitulée : "Ce que l'amour coûte aux vieillards" : on pourrait encore en écrire beaucoup sous ce titre-là. Mais les gens âgés, qui connaissent le fond des choses, n'aiment à parler que de leurs succès et non pas de leur faiblesses. Ils craignent d'être ridicules, dans des affaires qui pourtant ne sont, en quelque sorte que l'oscillation de l'éternité.
Peut-on croire réellement à l'intervention du hasard dans le fait que précisément "sont perdus" les chapitres des "Mémoires" de Casanova ou il est question de sa vieillesse, ou le coq devient cocu et le trompeur trompé" ? C'est peut-être simplement que sa main était devenue trop lourde et son cœur trop étroit. Il me tendit la main, sa voix était maintenant de nouveau tout à fait calme, bien assurée, et sans émotion. - Bonne nuit, fit-il. Je vois qu'il est dangereux de raconter aux jeunes gens des histoires pendant les nuits d'été. Cela donne facilement de folles pensées et toutes sortes de rêves inutiles. Bonne nuit." Stefan Zweig (1931), Le jeu dangereux, Première édition, Attinger, Paris. and L'hermaphrodite endormi, Musée du Louvre Paris, Galleria Borghese Roma.
Cet unique mérite reste rattaché à sa vie, à son nom. Car jamais un acte n'est décisif par lui-même; ce qui compte, c'est la connaissance de cet acte, et ses conséquences. 

Tout était dit avec simplicité, sans aucune outrance ostantatoire, sans aucun attendrissement sentimental, tout le passé semblait purement et simplement dissous, se perpétuant sous la forme de la sympathie, la passion semblait placée sous l'éclairage d'une pure amitié.